Sébastien Loeb, l’histoire inspirante d’un champion d’exception

Neuf titres mondiaux, 79 victoires en WRC, et pourtant, Sébastien Loeb ne se contente pas d’un simple palmarès. Depuis sa maison suisse, le champion s’offre une parenthèse inattendue, entre trampoline familial et batailles acharnées de Monopoly. Sa routine, loin des pistes, révèle une autre facette du pilote : celle d’un compétiteur qui ne lâche rien, même confiné.

En Suisse, le calme règne autour de sa maison bordée de forêt. Sébastien Loeb, accompagné de sa compagne et de leur fille, profite d’un cadre privilégié pour traverser cette période particulière. Il le reconnaît : « Je suis très chanceux parce que nous vivons près de la forêt dans une maison avec jardin. Il y a beaucoup de moins chanceux. » La réalité n’est pas la même pour tous, mais le pilote ne s’attarde pas sur son sort : il préfère l’action à la plainte.

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Pour garder la forme, il mise sur le cyclisme matinal et sur le trampoline qu’il a lui-même monté dans le jardin. « J’ai acheté et construit un trampoline pour le jardin, donc c’est une autre période d’entraînement, mais j’aime sauter dessus », confie-t-il. Les règles en Suisse étant moins strictes qu’en France, il limite tout de même ses déplacements au strict nécessaire. Restaurants, bars, commerces : tout est fermé. L’heure est à la débrouille pour tromper l’ennui.

Comment un pilote habitué à l’adrénaline gère-t-il ce nouveau quotidien ? Il s’adapte, tout simplement. « Nous n’avons pas d’autre choix que d’y faire face. On ne peut pas faire beaucoup plus. Nous devons accepter cette situation, respecter les règles et jouer notre rôle dans la réduction de la propagation de ce virus. » Loeb ne se laisse pas abattre : il regarde des films, s’adonne aux jeux vidéo sur PlayStation et partage des parties en famille autour du Monopoly.

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Le jeu de société est devenu son nouveau terrain de compétition. Et là aussi, la gagne ne le quitte pas. À la question : « Êtes-vous aussi compétitif en Monopoly que dans une voiture de rallye ? », il lance, sourire en coin : « Oui. La dernière fois, j’ai gagné. » Rien n’est laissé au hasard, pas même un déplacement de pion sur un plateau.

Les souvenirs de courses ne sont jamais loin. Si Loeb pouvait revivre un rallye, il hésiterait entre sa première victoire en Finlande, pour l’intensité et l’émotion d’un exploit, et son triomphe en Alsace. Là, devant ses proches, il rafle à la fois le titre pilotes et constructeurs. « Dans un moment comme celui-ci, aujourd’hui, j’aimerais revoir ces gens et célébrer avec eux cette mémoire triomphale. » Derrière la carapace du champion, l’attachement aux siens demeure intact.

La compétition lui manque, tout comme l’équipe et la sensation unique de la Hyundai i20 Coupe WRC. Depuis Monte-Carlo, la voiture attend. Loeb aussi. « J’ai hâte de reprendre le volant, que ce soit en Rallye ou en test. Il est naturel que nous manquions toutes les choses sur lesquelles nous travaillons ensemble en équipe, mais la chose la plus importante en ce moment est de rester en sécurité. »

Seb, d’abord et avant tout, vous allez bien ?

« On va bien, oui. Je suis chez moi en Suisse, rester là où nous sommes autant que possible comme tout le monde en ces temps difficiles. Je dirais que je suis très chanceux parce que nous vivons près de la forêt dans une maison avec jardin. Il y a beaucoup de moins chanceux. »

Pour illustrer la façon dont il occupe ses journées, Loeb détaille quelques-unes de ses activités :

  • Balades à vélo, de bon matin, pour garder la forme et s’aérer l’esprit
  • Sessions de trampoline dans le jardin avec sa fille, où l’énergie ne manque jamais
  • Parties de jeux de société, Monopoly en tête, où le goût de la victoire reste intact

Sur la gestion des restrictions et l’absence de rallye, il confie : « Nous n’avons pas d’autre choix que d’y faire face. On ne peut pas faire beaucoup plus. Nous devons accepter cette situation, respecter les règles et jouer notre rôle dans la réduction de la propagation de ce virus. Bien sûr, ce n’est pas facile, mais nous devons faire face, regarder des films, jouer à des jeux sur la PlayStation. Je joue à des jeux comme Monopoly, je passe du temps avec la famille à attendre que la situation s’améliore. »

Êtes-vous aussi compétitif en Monopoly que dans une voiture de rallye ?

« Oui. La dernière fois, j’ai gagné »

Quand le pilote évoque ses souvenirs de course, deux moments s’imposent. D’abord la Finlande, pour la sensation extrême d’être à la limite. Ensuite, la victoire en Alsace, synonyme de doublé devant les siens. « Quand j’ai gagné le Rallye, j’ai remporté les titres World Constructors et Pilot en même temps. Tout ça était devant ma famille et mes amis. Dans un moment comme celui-ci, aujourd’hui, j’aimerais revoir ces gens et célébrer avec eux cette mémoire triomphale. »

Sur ses envies de reprise, Loeb ne cache pas son impatience : « Je n’ai plus piloté la Hyundai i20 Coupe WRC depuis Monte Carlo, donc j’ai hâte de reprendre le volant, que ce soit en Rallye ou en test. J’attends avec impatience cela. Il est naturel que nous manquions toutes les choses sur lesquelles nous travaillons ensemble en équipe, mais la chose la plus importante en ce moment est de rester en sécurité. »

Avez-vous un message pour tous les fans du monde entier ?

« Nous manquons autant la compétition du Rallye que les fans. Nous espérons partir le plus rapidement possible et revenir sur la route, mais cela dépend de tout le monde et qui doit respecter les règles, rester à la maison et être Sûr. Si nous travaillons tous ensemble dans la même direction pour combattre ce virus, plus vite nous reviendrons. »

Entre les souvenirs de podiums, les défis familiaux et le défi collectif du moment, Sébastien Loeb rappelle que l’esprit de compétition ne connaît pas de pause. Même à l’arrêt, le moteur tourne encore, prêt à rugir dès que le feu repassera au vert.