Permis de conduire en accéléré : quels inconvénients ?

De plus en plus d’auto-écoles mettent en avant le permis de conduire en accéléré. En quoi cela consiste exactement ? Quels sont les inconvénients d’une telle solution ?

Qu’est-ce que le permis de conduire accéléré ?

Le permis de conduire accéléré est un apprentissage intensif de la conduite en vue d’obtenir le permis b en un temps réduit, en l’occurrence un mois. Ce délai ne peut pas être plus bref car il est imposé par le cadre légal.

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Durant ce temps de formation intensive, l’apprenant doit tout d’abord se consacrer à l’apprentissage du code de la route. Pour cela, sur 3 ou 4 jours, il a suivi des cours intensifs. Dispensés en groupe, ils se font sous la houlette d’un professionnel. Chacun des inscrits est encadré. Au terme de la formation, chaque élève est inscrit à l’examen du code de la route.

Vient ensuite le temps de la pratique. De la même manière, tout se fait en condensé, sur quelques jours seulement, généralement moins d’une dizaine. cette fois, plus question d’apprentissage en groupe, mais bien en individuel avec un moniteur dédié. Le futur conducteur est alors formé à la conduite pendant au moins 5 heures par jour.

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L’inscription à l’examen final se fait en fonction de l’évolution de chaque apprenant. C’est généralement le moniteur qui détermine le moment où celui-ci est apte à se présenter devant l’examinateur.

Des points d’attention à prendre en considération

Le principal atout de la formation accélérée, c’est justement le fait de pouvoir obtenir son permis très rapidement. Pour être tout à fait franc, c’est pratiquement son seul véritable atout. En revanche, il existe un certain nombre d’inconvénients qu’il est important de prendre en considération avant de s’inscrire dans une auto-école.

L’obligation de poser des jours de congés

Le fait que vous soyez obligé de conduire pendant 5 ou 6 heures par jour fait que vous ne pourrez pas aller travailler ou faire vos études. De fait, il faut soit choisir un bon moment où vous êtes déjà en vacances, soit anticiper et poser des jours de congés.

Une maîtrise imparfaite de la conduite

En théorie, tout candidat qui arrive le jour J devant l’examinateur est supposé avoir les mêmes bases et les mêmes connaissances de la conduite.

Ce n’est toutefois que théorique. En effet, il est aisé de comprendre qu’une personne qui a conduit pendant 2 ou 3 ans en conduite accompagnée est nécessairement plus sûre d’elle qu’une personne qui n’aurait eu qu’une vingtaine d’heures de cours sur 8 jours. La Sécurité Routière s’en inquiète d’ailleurs.

Des contrats d’assurance à prix exorbitants

On le sait, les compagnies d’assurance sont relativement frileuses avec les jeunes conducteurs. Elles le sont d’autant plus avec ceux qui sont issus d’un parcours accéléré. Ces compagnies estiment à juste titre que ces conducteurs sont bien moins aguerris que ceux issus d’autres types de formation.

En conséquence, le montant des primes à payer pour souscrire à une assurance auto jeune conducteur est tout simplement exorbitant. D’ailleurs, bien des compagnies gonflent volontairement les tarifs à un niveau tel que personne n’y souscrit jamais. Ces tarifs totalement prohibitifs atteignent parfois plusieurs milliers d’euros. Ils permettent surtout de dissuader les jeunes conducteurs et de contourner l’obligation que leur impose le législateur d’assurer les personnes fraîchement titulaires du permis B.

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