Un mineur de 14 ans peut également conduire un scooter 50 cm³, sous réserve d’avoir obtenu le Brevet de Sécurité Routière (BSR), alors qu’un adulte n’ayant jamais passé l’ASSR doit parfois s’engager dans un stage spécifique, même après avoir validé le permis voiture. Les conditions d’accès diffèrent selon l’âge, l’année de naissance et le type de deux-roues visé.L’instauration de l’ASSR2 dès le collège, les équivalences entre permis A1 et Code 125, ainsi que les nouvelles démarches en ligne ajoutent des étapes inattendues. Les dernières réformes ont modifié la liste des justificatifs à fournir et la nature des formations exigées.
Permis scooter en France : panorama des règles et catégories
Pas de place à l’improvisation pour piloter un deux-roues en France. Tout commence avec la cylindrée et la puissance préparées dans votre viseur. Dès 14 ans, le 50 cm³ devient accessible à qui décroche le BSR, une porte d’entrée aujourd’hui intégrée au permis AM. Dès qu’on vise plus gros, les exigences montent d’un cran : le permis A1 ouvre le champ aux scooters et motos jusqu’à 125 cm³, mais il faut avoir soufflé ses 16 bougies et suivre à la fois formations théoriques et pratiques.
Le permis B compte aussi : il autorise la conduite d’un 125 cm³ aux plus de 18 ans ayant validé une formation de 7 heures. Une exception existe, pour ceux qui prouvent avoir utilisé un deux-roues récemment sur route. Dès 50 cm³, l’immatriculation ne se discute pas : plaque officielle, carte grise et assurance deviennent obligatoires.
| Catégorie | Âge minimum | Conditions |
|---|---|---|
| AM | 14 ans | BSR (ASSR1 ou ASR requis) |
| A1 | 16 ans | Formation et examen |
| 125 cm³ (avec permis B) | 18 ans | Permis B + formation 7h |
Respecter l’équipement fait partie des obligations : casque homologué, gants certifiés, vêtements couvrants, rien ne doit être négligé. La plaque d’immatriculation doit afficher le numéro sur un format réglementaire, sous peine d’amende. Distinguer scooter et moto, repérer la limite de puissance, éviter toute confusion dans la catégorie de permis… Adopter ces réflexes dès le départ limite les mauvaises surprises.
Qui peut s’inscrire et quelles conditions remplir ?
L’entrée dans la filière scooter dépend de votre âge et du modèle visé. Pour tenter le permis AM (ex-BSR), il faut avoir 14 ans et fournir une attestation scolaire de sécurité routière (ASSR niveau 1 ou 2) obtenue au collège, ou à défaut, une attestation de sécurité routière (ASR) pour ceux hors parcours scolaire classique. Sans ces documents, le dossier ne passe pas.
Côté scooters dépassant les 50 cm³, la catégorie A1 impose d’avoir au moins 16 ans. Il faut s’attendre à enchainer formation théorique et exercices pratiques, avant de décrocher la validation officielle. Pour piloter un 125 cm³ avec le permis B, il faut avoir la majorité, + une formation de 7 heures, sauf pour les motards aguerris ayant roulé ces cinq dernières années.
Pièces à fournir pour l’inscription
Pour préparer la constitution du dossier, quelques documents doivent être réunis :
- Justificatif de domicile récent
- Pièce d’identité à jour
- ASSR ou ASR suivant le parcours
- Photo d’identité officielle et homologuée
Le coût de la formation pose souvent question. De nombreuses auto-écoles aménagent les paiements et certaines collectivités apportent des soutiens spécifiques pour la prise en charge. Les formateurs, souvent très expérimentés, accompagnent chaque candidat du dossier à la pratique, jusqu’au passage de la validation finale.
Zoom sur les démarches administratives et les pièces à fournir
L’ensemble de la procédure administrative s’est modernisé : la demande se fait exclusivement en ligne, depuis un compte personnel ouvert sur le portail dédié, permis AM ou catégorie supérieure, tout suit le même circuit dématérialisé.
Le dossier complet à soumettre en ligne doit comporter : justificatif récent de domicile, pièce d’identité valide, attestation ASSR ou ASR selon le profil, et photo officielle. Pour les mineurs, il faut également joindre une autorisation parentale. Tous ces justificatifs doivent être scannés, en formats numériques standards (JPEG ou PDF) pour accélérer le traitement.
Les délais oscillent souvent autour d’une dizaine de jours ouvrés pour les dossiers sans erreur. À chaque étape, le suivi reste possible et des notifications précisent l’évolution du dossier. Dès acceptation, une attestation de dépôt de demande permet de poursuivre la formation ou d’accéder à l’examen. La carte grise du deux-roues suit la même logique dématérialisée et s’obtient avant la première mise sur route, en même temps que la confection d’une plaque conforme. Sans tout cela, une simple vérification peut tourner au casse-tête.
Réaliser ces formalités en ligne est désormais la norme : présenter un dossier complet, avec des scans clairs et des preuves en règle, reste la garantie de passer les différents paliers sans blocage.
Examens, ASSR, ASR et spécificités des permis A1 et Code 125 : ce qui change et ce qu’il faut anticiper
L’accès au permis scooter varie selon la catégorie demandée. Pour les plus jeunes, c’est l’ASSR, ce certificat, décroché dès la 5e après un module théorique, conditionne l’entrée dans la formation pratique du permis AM. Si ce ticket scolaire est manquant, l’ASR, délivrée par les GRETA ou structures agréées, ouvre la même porte.
La validation du permis AM (ex-BSR) ne ressemble pas à un examen classique : pas d’inspecteur ni de note, mais une formation de sept heures scindée entre théorie et conduite réelle. L’accent est mis sur la sécurité urbaine et la réaction face aux situations nerveuses.
Envie de grimper en cylindrée ? Deux solutions : tenter le permis A1 dès 16 ans, ou passer la formation 125 si l’on détient le permis B. L’A1 impose le code de la route puis des épreuves terrain sur plateau et en circulation. Pour la formation 125, sept heures suffisent, aucune épreuve devant examinateur, mais elle est obligatoire pour sortir la moto en toute légalité.
La réglementation évolue régulièrement : chaque catégorie a ses règles, ses exigences, et réclame des documents à jour. Prendre l’habitude de vérifier dates et validité, anticiper les délais… Voilà le vrai mode d’emploi pour éviter les blocages administratifs et savourer la première sortie, le moteur tout juste démarré.


